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Je ne parle que par images... Il faut chercher le fil d'Ariane. Humm oui, le retrouver, ce n'est pas gagné. Mais enfin, bonne route ! S'il en est ...

Ligne de fuite

Codes et Décodages

     
         AVERTISSEMENT

Les règles de ce jeu ne sont jamais déterminées... Mais le labyrinthe n'est intéressant que dans la mesure où il a une issue.

En fait, je ne connais rien de pire, ni rien de plus atroce qu'un labyrinthe, surtout lorsqu'on s'est arrêté devant un mur et qu'on décide de s'installer bien confortablement dans cette charmante prison.

Je connais des gens qui la décorent, qui y diffusent de la musique et qui invitent leurs amis à visiter tous les recoins de leur mignonne impasse.

Ne nous y trompons pas, car le but du labyrinthe est avant tout d'en sortir ...

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  • : Elisabeth
  • labyrinthe
  • : Femme
  • : Paris
  • : Une mémoire collective. Des choses vagues et mouvantes, puis subitement précises. Je ne suis que celle qui est... ( ho... qui... quoi? ) la maîtresse du labyrinthe.

Autres pistes

IMAGES ALEATOIRES. LES THEMATIQUES DU LABYRINTHE...

Visages mythiques et têtes de morts... Passage initiatique... Femmes fatales et vilains messieurs... Textes sacrés et chants profanes...

Lègendes vivantes et moribondes... Icones passées, présentes, à venir... Mirages... Eden céleste et stars terrestres... Mythes et codes...

Cycles de vie et de mort... Schizophrènes et déesses reptiliennes... Soleils noirs... Envers des décors... Déluges... Irruptions... Feux, fièvres et sang... Jardins de Chine... Faunes humaines... Mondes engloutis... Energies fossiles et âmes fossilisées... Oeuvres divines et mortelles...




Dimanche 31 mai 2009

Autre univers tout en labyrinthes... Les terres d'Océanie.
Et d'ailleurs, est-il autre, cet univers ? Les paysages, là bas, sont un monde cérébral. Une émanation des idées (presque platoniciennes) jaillies le temps du rêve. Des dieux et des déesses-serpents créèrent ce monde à mesure qu'ils ondulaient sur les eaux et la terre, puis engendrèrent les hommes, les bêtes, et d'autres créatures qui poursuivirent leurs oeuvres avant de se réfugier dans les crevasses, sous les rochers, au fond des mares ou des cavernes. Les wanjinas sont précisément des esprits de l'eau et de l'ombre, représentés comme de petits spectres sans bouche aux yeux béants.
  Ces images fantomatiques donnèrent à certaines âmes crédules (des touristes, je suppose) l'idée qu'un groupe d'extraterrestres serait passé par là en des temps ancestraux. Ces wanjinas ne sont pas des humains, certes, et la légende raconte que certains d'entre eux se changèrent en "voie lactée"... 
Plus sérieusement, les paysages décrits dans les mythes australiens sont toujours d'une terrifiante exactitude topographique. Et même en ce qui concerne l'histoire ancienne, des scientifiques se sont amusés à vérifier la concordance du mythe et du site, avant de s'incliner devant cette étrange base de données ambulante... Mais peut-on encore lire l'histoire sacrée dans le paysage australien ? Humm... pas sûr. Aujourd'hui, les initiés consentent à peindre le rêve ailleurs que sur le sol. Autrefois, il fallait couvrir la terre de son propre sang sur une surface importante, attendre qu'il ait séché, et tracer les figures du mythe dans ce sol rouge, au cours d'un cérémonial complexe. Seuls des êtres ayant effectué un long cheminement pouvait ainsi faire ressurgir le "temps du rêve" et pénétrer dans l'invisible... Aujourd'hui, on peut se procurer des toiles à Paris.
Mais j'aime à croire que le grand serpent arc-en-ciel ondule et se déroule partout où il peut s'engouffrer. Ce serait drôle, qu'il se mette à ramper dans le salon d'un collectionneur d'objets d'art primitif, et qu'il trouve le moyen de s'incarner dans une civilisation si opposée à son esprit. Quoique... n'ai-je pas fait l'analogie avec les idées de Platon ?
Laissons donc onduler le serpent. Qu'il trace son chemin ici-même, s'il le souhaite. Il y a bien longtemps que je le suis des yeux...

 

Par Elisabeth - Publié dans : Labyrinthes culturels
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Dimanche 1 mars 2009

La reine des neiges et la vierge des glaciers... Voilà deux titres de contes d'Andersen.
Ces contes peuvent faire penser à la sorcière blanche de Narnia. Mais lorsqu'on va un peu plus loin, ce n'est pas dans l'univers féérique des contes qu'on arrive, non pas au coeur des petites histoires d'enfants, mais au coeur de l' Histoire avec un grand H. Celle des bouleversements politiques et de la longue mutation des cultures humaines... Or la mémoire collective emprunte mille et un chemins, et ce n'est pas toujours par celui qu'on croit qu'elle s'enracine le plus profondément dans les âmes (à défaut d'âmes, au fond des crânes)...

On sait déjà que Barbe bleue est l'émanation d'Henri VIII, monarque qui accumula six épouses dont certaines furent décapitées à la hache sur ses ordres (lorsqu'elles ne mourraient pas en couches ou bien lorsqu'il ne put obtenir l'annulation du mariage). Sa manie du divorce occasionna la création de l'église Anglicane (laquelle ne reconnaît que son roi pour chef, et échappe ainsi au contrôle de la papauté).
Dracula fut quant à lui inspiré par un roi de Moldavie (il me semble) qui faisait empaler ses ennemis et qui, suivant l'ancienne coutume, buvait leur sang. La chose n'a rien d'étonnant. On retrouve de telles pratiques chez les Celtes, quoiqu'ils n'aient laissé aucune trace écrite de leur système de croyance...
L'Angleterre possède aussi sa reine vierge (laquelle se proclama exclusivement mariée à son peuple par la grâce de Dieu), chef et défenseur de l'église protestante : Elizabeth I dont la prospérité reposait entre autres sur les violences de la piraterie. Dans la France mérovingienne, deux reines barbares s'affrontèrent aux côtés de leurs époux fratricides : Frédégonde née serve, et Brunéhilde -- qui mourrut écartelée entre deux chevaux lancés au galop (sur ordre de Clotaire II, fils de ladite Frédégonde).
Il y a aussi toute cette tradition des mères de rois, femmes ambitieuses et abusives, dont on retrouve l'ombre derrière les Médicis. Ou encore, l'ancienne prêtresse Olympias, mère d'Alexandre... Evidemment, j'en passe bien d'autres sous silence, avant de revenir tout doucement à mon premier sujet : les méchantes reines des contes de fée.
Bien sûr, bien sûr ! il faut faire attention à la caricature.

Mais sait-on vraiment ce qu'il y a derrière les pommes empoisonnées ? les coeurs de biches dégustées au repas ? les sept couronnes d'or subtilisées par le petit poucet, et les sept petites filles décapitées dans la nuit par l'ogre -- leur propre père ???

J'ai mes raisons pour prendre au sérieux le moindre conte de fée...                                                

Par Elisabeth - Publié dans : Labyrinthes culturels
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Lundi 22 décembre 2008

Il y a une image de la femme fatale, issue tout droit du film noir, et parfaitement incarnée par Ava Gardner dans Les tueurs ... Cette image de l'actrice assise sur une table ronde,  les jambes croisées et découvertes sous une robe-foureau noire, une lampe braquée sur elle, le regard noir et fixe sous sa chevelure noire également, a si bien marqué les esprits que bien des gens ont longtemps cherché en vain cette scène dans le film. Or la pose n'y figure pas comme telle. Seule l'atmosphère y est.

La fatale petite créature du film, menteuse et déloyale, nous renvoie comme toujours à la vieille image d'Eve (encore, oui) mère originelle du péché et de la mort. La première femme fatale, donc. Mais si je prends la peine de m'arrêter sur cette image, c'est que je viens juste de remarquer l'analogie entre les "noms" de ces deux personnages. Certes, il est facile de noter qu'Eve et Ava ont la même racine. Mais que dire de Gardner, étrangement apparenté aux mots garden et gardener qui nous renvoient au jardin et à la fonction première que l'homme Adam y occupait ? L'analogie est sans doute fortuite, mais bon... D'ailleurs, Ava Gardner, déjà associée dans nos mémoires à la sensualité brute, est sans doute plus connue sous un autre surnom : le plus bel animal du monde.

Loin loin loin de cultiver les fruits défendus de cet immémorial Eden, je vous laisse admirer l'ombre planante de la pécheresse qui (outre la connaissance bien mal acquise) n'en finit pas de servir de muse.

Par Elisabeth - Publié dans : Labyrinthes culturels
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Dimanche 1 juin 2008

Il y a toujours quelque chose qui germe quelque part, et que l'on cultive (ou pas).
Des jungles et des jardins, oui... Mais aussi des terrains vagues, des marais, un terreau quelconque, enfin.
J'aime beaucoup les jardins chinois et japonais. On y trouve toujours un plan d'eau (un lac ou un étang). Des roches. Des floraisons particulières. Un exemple d'architecture...
Tout y semble toujours très naturel. La main de l'homme y reste discrète, quoiqu'il y ait sans doute une grande dextérité derrière ce naturel apparent.
Bien loin de cette influence taoïste, se déploie le jardin français. Ici même, dans ce labyrinthe, nous errons présentement parmi des formes géométriques et des conceptions dévolues à l'"hermétisme". Ce n'est pas en pleine nature que nous nous promenons, mais dans un dédale cérébral.
Au moins, nous sommes prévenus.


Le jardin n'a rien d'anodin. Non non non. Il a un rapport direct avec l'homme depuis son apparition sur terre, ou sa création dans l'univers... La génèse à laquelle se rapportent les trois monothéismes évoque le rôle d'Adam dans le jardin originel. Cet Eden...
Certes, les chinois ne s'y réfèrent pas, mais il y a des choses qu'on sait sans savoir.
Adam, donc, était sensé nommer les êtres vivants; puis leur ayant donné un nom, en prendre soin et les cultiver.
Et puis, je ne sais pas ce qui s'est passé (enfin si, tout le monde le sait : la connaissance!), mais la terre lui devint hostile, et il fallut qu'il l'exploite durement pour en tirer quelque chose...
Ensuite il y eut des jungles farouches, mais aussi des déserts. Nos jardins d'origine sont désormais invisibles. En faisant très attention, cependant, on peut voir le jardin dont nous sommes issus et qui nous suit partout comme une fine atmosphère. Ce jardin nous révèle...

Le mois dernier, un ami me montra son jardin. Ce n'était pas vraiment le sien, mais aujourd'hui je sais que ce n'était pas par hasard. C'était un bien triste jardin... Il y avait quelques fleurs, mais généralement artificielles, parsemant des blocs de pierre à quelques mètres au dessus d'ossements humains. Il y avait aussi un tas de petits objets déposés sur les tombes : des jouets, des figurines et des portraits. Et quelque part ailleurs, dans une autre ville, il y avait des gens et une jeune fille en deuil. Au départ, je ne fus pas choquée qu'il m'emmène visiter un cimetière (parce que c'est calme et reposant, un cimetière, et puis ça peut ête beau). Celui ci n'avait rien d'extraordinaire, et ce ne fut qu'après coup que je me rendis compte qu'il s'agissait de son jardin personnel, rempli d'objets inertes.
Il était joyeux, cependant, et d'humeur légère au cours de cette balade. Mais d'une joie déplacée. D'une joie malsaine, même.
Je crois qu'il n'avait pas conscience de ce qu'il me montrait...


Quand j'étais enfant, je passais l'été dans un jardin sur la côté d'azur. Il y avait des fruits qui poussaient sur les arbres. Des figues et des amandes. Au sol, il y avait des tomates et des melons. Les melons avaient poussé tout seuls, dit on, sans qu'on les ait plantés (parce que c'est à cet endroit qu'on avait coutume de jeter les pelures, je crois).

Pour lors, je suis allée faire un tour au Louvre, et j'ai traversé le parc (le jardin des Tuileries). J'ai longé la fontaine. J'ai pensé aux jardins occultes et à mon labyrinthe circulaire. Je ne sais pas si je suis partie du centre et que je me dirige vers des cercles de plus en plus larges et englobants, ou bien si je me dirige vers un point central, au coeur du labyrinthe. On ne sait jamais trop où l'on va.
Je n'aime pas les jardins stériles. Je n'aime pas les jardins d'objets et de miroirs en trompe l'oeil. J'aime les jardins que produisent quelque chose de vivant.

Quelque chose à laquelle on puisse vraiment donner un nom...

Par Elisabeth - Publié dans : Labyrinthes culturels
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Vendredi 25 avril 2008


Aujourd'hui, voici les paroles d'une chanson passée par de multiples bouches, depuis Little Willie John jusqu'à Madonna, sans oublier Peggy Lee, Ella Fitzgerald, Elvis Presley, The Doors ou Beyonce... Le classique du Rythme & Blues par excellence. Thème cyclique et particulièrement physique.




Pour ma part, cette chanson me fait penser au débat qui fait rage quant aux énergies fossiles et renouvelables, aux biocarburants et aux moteurs hybrides. Pourquoi ça ? Hé bien, parce que la fièvre survient dans un organisme en déséquilibre. En général, en présence d'une infection, laquelle mobilise un surplus de ressources défensives, et entraîne la surchauffe dudit organisme. Certes, on peut avoir la fièvre pour d'autres raisons... Il peut s'agir d'une "surchauffe" de toute autre nature : un excès d'activité, une forte attraction... Evidemment, Fever : la petite rengaine ci dessous, doit être prise sous un angle attractif. Mais il me plait de m'appesantir sur le caractère "combustible" de la chose. En somme, nous sommes tous constitués de poussière, d'eau et de feu. Notre petite machine organique (idéalement réglée à 37°) survit en brûlant de l'oxygène et des aliments journaliers. De même que nos équipements annexes (alimentés quant à eux en essence, piles, courants électriques, etc). En ces temps troublés où nous nous demandons si l'exploitation des sols doit alimenter les moteurs de nos automibles ou l'estomac des populations rendues inutiles par l'avènement de machineries hautement perfectionnées, je vous laisse en musique... 

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FEVER

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Never know how much I love you
Never know how much I care
When you put your arms around me
I get a fever that's so hard to bear
You give me fever (you give me fever) when you kiss me
Fever when you hold me tight (you give me fever)
Fever ... in the mornin'
Fever all through the night

Sun lights up the day time
Moon lights up the night
I light up when you call my name
'cause I know you're gonna treat me right
You give me fever (you give me fever) when you kiss me
Fever when you hold me tight (you give me fever)
Fever ... in the mornin'
Fever all through the night (WOW!!)                        

Everybody's got the fever
That is somethin' you all know
Fever isn't such a new thing
Fever started long time ago

(You give me fever)
Baby, turn on your love light (yeah, yeah)
Let it shine on me (yeah, yeah)
Well, baby, turn on your love light (yeah, yeah)
And let it shine on me (yeah, yeah)
Well, just a little bit higher (yeah, yeah)
And just a little bit brighter, baby (yeah, yeah)
You give me fever (yeah, yeah, yeah, yeah)
You give me fever (yeah, yeah, yeah, yeah)
You give me fever (yeah, yeah, yeah, yeah)
You give me fever.

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(Paroles ajoutées par Peggy Lee) :

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Romeo loved Juliet                                                                                       Captain Smith and Pocahontas
Juliet she felt the same                                                                                Had a very mad affair 
When he put his arms around her                                                             When her daddy tried to kill him  
He said, "Julie baby you're my flame"                                                        She said "daddy oh don't you dare
Thou givest fever when we kisseth                                                            He gives me fever with his kisses"
Fever with thy flaming youth                                                                         Fever when he holds me tight"
Fever I'm on fire                                                                                              Fever, I'm his missus" 
Fever yea I burn forsooth                                                                              Daddy won't you trat him right ?"
                                            

Now you've listened to my story                                                                    
Here's the point that I have made                                                                            
Cats were born to give chicks fever                                                                          
Be it Fahrenheit or centigrade                                                                             
We give you fever when we kiss you                                                                 
Fever if you live and learn                                                                                                   
Fever till you sizzle                                                                                         
                                                                                                                           What a lovely way to burn...
Par Elisabeth - Publié dans : Labyrinthes culturels
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