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Je ne parle que par images... Il faut chercher le fil d'Ariane. Humm oui, le retrouver, ce n'est pas gagné. Mais enfin, bonne route ! S'il en est ...

Ligne de fuite

Codes et Décodages

     
         AVERTISSEMENT

Les règles de ce jeu ne sont jamais déterminées... Mais le labyrinthe n'est intéressant que dans la mesure où il a une issue.

En fait, je ne connais rien de pire, ni rien de plus atroce qu'un labyrinthe, surtout lorsqu'on s'est arrêté devant un mur et qu'on décide de s'installer bien confortablement dans cette charmante prison.

Je connais des gens qui la décorent, qui y diffusent de la musique et qui invitent leurs amis à visiter tous les recoins de leur mignonne impasse.

Ne nous y trompons pas, car le but du labyrinthe est avant tout d'en sortir ...

Souviens toi du Jour

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  • : Elisabeth
  • labyrinthe
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  • : Une mémoire collective. Des choses vagues et mouvantes, puis subitement précises. Je ne suis que celle qui est... ( ho... qui... quoi? ) la maîtresse du labyrinthe.

Appel aux égarés

Autres pistes

IMAGES ALEATOIRES. LES THEMATIQUES DU LABYRINTHE...

Visages mythiques et têtes de morts... Passage initiatique... Femmes fatales et vilains messieurs... Textes sacrés et chants profanes...

Lègendes vivantes et moribondes... Icones passées, présentes, à venir... Mirages... Eden céleste et stars terrestres... Mythes et codes...

Cycles de vie et de mort... Schizophrènes et déesses reptiliennes... Soleils noirs... Envers des décors... Déluges... Irruptions... Feux, fièvres et sang... Jardins de Chine... Faunes humaines... Mondes engloutis... Energies fossiles et âmes fossilisées... Oeuvres divines et mortelles...




Du fond du labyrinthe

Jeudi 24 septembre 2009
Aujourd'hui, un petit détour ou un petit retour sur le fond du labyrinthe...
En somme, quelques nouvelles clés pour circuler dans ces dédales.

Il n'y a jamais qu'un seul labyrinthe. L'enchevètrement et la multiplicité lui sont propres. Qu'il s'agisse de la structure de nos pensées, des mécanismes relationnels, des rouages sociétaux ou du tissus organique de la Nature elle-même, tout est labyrinthe. Qu'on le veuille ou non, on en possède souvent toute une collection... Il ne faut pas confondre (parait-il) un labyrinthe avec un dédale : l'un ayant son unité en lui-même et l'autre produisant une multitude de nouveaux systèmes selon un schéma non linéaire...  Il suffit ici de conjuguer labyrinthe au pluriel et de les imbriquer les uns dans les autres pour effacer cette distinction. Je ne crois pas à l'unicité du labyrinthe... Cela reviendrait à croire à un code unique pour dialoguer, sans prendre en compte les perpétuelles interprétations qui en résultent et qui s'y substituent...
Mais lorsqu'on parvient à comprendre la mécanique du moindre de ces systèmes, il n'est pas impossible de transposer cette heureuse trouvaille à une infinité de machineries qui semblaient hors d'atteinte. C'est pourquoi, il est essentiel de trouver notre labyrinthe, celui qui nous est le plus familier, non pas pour s'y enfermer, mais pour le parcourir jusqu'à l'issue ultime, en passant par ses plus petits recoins, sans rien omettre. C'est alors que du même coup, bien d'autres choses se délient... C'est du moins le postulat que j'ai posé en attendant de sortir d'ici.

Par Elisabeth
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Lundi 11 août 2008


Par hasard, ces jours ci, au cours d'une errance sur le flux internet, je suis tombée sur un article riche en sarcasmes et tout juteux de fiel... Hmm, la chose est ordinaire. Sauf que là, la "vedette" à abattre, la "starlette" du PAF mise au pilori, l'icône du petit écran en question, se trouva être une amie d'enfance et son évocation permit le soudain jaillissement de ma première année de collège dans un pensionnat de Maison Laffitte, sous la surveillance d'une très vieille fille aigre à tignasse roussie, escortée d'un caniche noir nommé Bérénice... Bref, j'eus une petite émotion à voir réapparaitre Tania Bruna-Rosso sous mes yeux (je n'écoute pas radio Nova, il est vrai... Et je ne regarde même pas le grand journal de canal+) reconvertie en chroniqueuse "bobo" et accessoirement en pute à frange (telle qu'elle se qualifie elle-même, via l'extravagante auto dérision d'une initiative personnelle visible sur son site)... Notre charmanteTania figure au centre de la photo, et c'est vrai qu'elle n'a pas changé, quoique je sois chagrinée des petites atrocités qui circulent sur son compte. Cela dit, dans un tel univers, il suffit que quelqu'un parle de soi pour que tout aille bien, même en mal. Cette jeune personne qui était très bonne élève, très créative et authentiquement gentille dans sa douzième année méritait un petit hommage de ma part pour contrebalancer l'article qui suit (quand même très drôle), que je me permets de reproduire ici, bien qu'il soit plutôt méchant. Enfin, au delà des ses discutables(?) chroniques musicales, ladite Tania a surtout le mérite de faire partie de ma mythologie personnelle et d'être restée un bon souvenir.
Je me demande ce qu'elle lui a fait, à ce Nathanael...



 Mesdames et messieurs, laissez moi vous présenter la première candidate au poteau d'exécution virtuel de notre non moins virtuel et très instable tribunal du bon goût, élue à l'unanimité de notre jury de une personne, l'animatrice la plus exécrable de tout le PAF, pim, pam, poum, roulements de tambours, mesdames et messieurs, la très imbitable (rien de sexuel, prenez un dico), la délicieusement haïssable Tania Bruna-Rosso.


Affublée d'un nom d'actrice porno italienne des années 80', comme si sa coiffure de pute à frange étudiée à la mèche près et ses airs de pimbêche suceuse de glands mondains ne suffisait pas à l'enterrer définitivement dans notre mémoire à court terme, l'accusée n'a jamais fait le moindre effort pour échapper à la vindicte de notre courroux populaire. Cette jeune fille officiait encore il y a peu derrière le micro de Radio Nova, et l'on comprend pourquoi, elle a vraiment une tête à faire de la radio. Pire encore, Tania Bruna-Rosso n'a jamais tenté de se dérober aux barrières serrées de notre scepticisme serré, préférant chaque soir en rajouter encore dans son atroce personnage de petite fille de bourge détestable au possible, ne tentant même pas d'être vulgaire pour en rester uniquement au stade de la pure obscénité télévisuelle.


Tout cela aurait pu être encore acceptable, quoi de plus normal que de voir une greluche de sa trempe squatter les plateaux télés sans vergogne en ces temps de misères où la presse spécialisée (on se demande encore en quoi) tente régulièrement de nous faire gober à grands coups de couverture médiatique assassine que l'avenir de la musique passe par ses copines de l'électro-clash putassier et leurs potes à mèches fringués comme des pubs H&M.Mais non contente d'être la nouvelle égérie mal fagotée d'une génération perdue pour la mode, et bien trop encline à confondre la classe et la coquetterie (John Wayne aurait apprécié), l'accusé devra répondre des lourdes charges qui pèsent contre elle pour avoir été ces derniers temps une des plus ferventes défenseuses de tout ce qui peut ressembler de près ou de loin à de la merde radiophonique bon chic bon genre, écrite directement au balais à chiottes par des handicapés congénitaux dont la poésie de fond de poubelles oscille périlleusement entre le bredouillage parkinsonien et la vomissure nauséeuse que viennent leur cracher à la gueule de faméliques débris humains de vingt ans. Et vous m'excuserez d'avoir paraphrasé Desproges pour l'occasion, reprenez moi plutôt si vous me surprenez soudainement à paraphraser Jean-Marie Bigard ou tout autre soutien sarkozyste dépourvu d'humour au-dessus de la ceinture.


Mesdames et messieurs du jury, reprenons. Ce qui nous dérange le plus dans le personnage public de Tania Bruna-Rosso, c'est sans aucun doute l'ignorance crasse dont sait faire preuve avec une régularité déconcertante la chroniqueuse musicale la plus influençable de la planète, elle qui se veut symbole d'une certaine contre-culture et n'est que le pâle reflet d'une sous-culture répugnante teintée d'opportunisme malsain, uniquement dictée par la puissance médiatique des majors du disque et le NME d'il y a trois mois. Quand elle ne se joint pas de sa voix suraiguë (une voix qui a elle seule lui permet d'arriver en tête de notre palmarès des cruches à abattre) donne au concert de vagissements désespérants qui salue chaque mois la nouvelle sensation anglaise dont on aura bientôt oublié le nom. Superficielle à souhait, plus hype que nature, parisienne et parisianiste jusqu'au bout de ses ongles peint en rouge sang, ce sang de la révolution culturelle dont elle se barbouille le corps avec délectation.


Pour toutes ces raisons, et pour bien d'autres encore, mesdames et messieurs les jurés, je vous demande de condamner l'accusé à la peine maximale.

Tania Bruna-Rosso, au poteau !

Par Nathanael Hunt

Par Elisabeth
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Lundi 7 avril 2008
Il m'est arrivé de penser à elle plusieurs fois, ces derniers temps. Je la trouve triste et sombre. L'image de la roulotte m'est venue à l'esprit, un peu comme celle de la foire... Un spectacle itinérant... La petite Margarita dansait dès l'âge de quatre ans. Bien avant que son effigie ne soit peinte sur l'une des premières bombes atomiques, avant de devenir l'archétype de la star, avant d'épouser l'"enfant terrible" du cinéma, puis un prince oriental et quelques autres, avant de descendre aux enfers, avant de boire l'eau de mort à la fontaine de l'oubli, avant cela... Margarita dansait. Gravement et sans plaisir, puisque tel était le devoir que son père lui avait assigné : danser.
En somme, elle fut toujours belle et souple, idéale à modeler. Et dans un premier temps, son père s'employa à la vieillir afin d'en faire sa partenaire de numéro. Ce monsieur avait monté une école de danse latino, une troupe familiale, le "Dancing Cansino" et possédait une roulotte. Ainsi fardée et exposée, notre petite danseuse attira l'attention d'un producteur vaguement douteux. Une voie nouvelle s'ouvrit devant elle (pas très différente de celle qu'elle suivait déjà, en fait, mais sous une autre forme, alors...). Au long de ce chemin, elle fut à nouveau modelée. Cela arriva souvent, mais ce fut progressif. Des choses banales. On transforma son nom et sa chevelure, on lui arracha quelques dents pour creuser le visage. On lui dégagea le front en la dépouillant d'une bande de cheveux par electrolyse : ce fut son premier scalp.
Puis la rousse Rita Hayworth poursuivit son bonhomme de chemin jusqu'au firmament des stars, toujours
dans sa roulotte, quelque part... Sans doute fut-elle dévorée par une créature qu'elle incarna tout particulièrement : Gilda. Du moins, c'est ce qu'elle pensait. "Les hommes, disait-elle, tombent amoureux de Gilda, et se réveillent avec moi"... Ce fut à cette époque que tomba Orson Welles, après avoir vu une photo de la star et fait le pari qu'il l'épouserait. Une fois la pari gagné et un enfant conçu,  les choses tournèrent mal. Juste avant le divorce, le couple tourna ensemble La dame de Shanghaï, seul film où Orson Welles eut l'occasion de diriger sa future ex femme. Certains crurent  percevoir un symbole vengeur dans la nouvelle coiffure que le réalisateur imposa à son épouse. Le geste fut filmé, et c'est avec horreur que le producteur Harry Cohn vit Orson Welles brandir des ciseaux et couper la crinière rougeoyante de Rita, après l'avoir décolorée. Ce fut son second scalp.
 Et puis elle poursuivit sa route. Elle fut princesse, un temps. Elle retourna à Hollywood. Elle dansa encore. Le succès ne fut plus souvent au rendez vous. Elle but... L'une de ses filles, la princesse Yasmina, déclara plus tard dans un documentaire que sa mère n'avait pas d'ego et n'avait jamais pu construire sa propre estime de soi. Ce fut un long déclin. Rita Hayworth sombra dans l'oubli, mais l'oubli de ceux qui n'ont jamais su qui ils étaient, et mourut de la maladie d'Alzheimer.
Il me semble qu'aucune actrice ne fut autant promenée et montrée. Une sublime bête de foire, un bel objet d'art, une précieuse marchandise (accéssoirement, une bonne actrice)... Je ne sais pas trop quelle image retenir. Ou plutôt, je ne le sais que trop : à la fin du film La dame de shanghaï, l'héroïne agonise dans un labyrinthe de miroirs brisés. Une image sans images, où les images ont diparu.
  

 

Par Elisabeth
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Samedi 16 février 2008
Qu'on se le dise : le labyrinthe est une tombe. Ou bien il englobe une tombe, ou bien c'est à l'intérieur d'une tombe qu'on en retrouve le tracé... Les plus anciens vestiges semblent venir d'Egypte où il convenait de protéger l'accès de la chambre funéraire. Mais les figures labyrinthiques remontent encore beaucoup plus loin. Probablement est-ce la structure même du raisonnement humain.
Le labyrinthe préserve le repos du mort, alors même qu'il entrave la progression du vivant, lequel (s'il se trouve là) a donc violé ledit sanctuaire. Mais pourquoi prendre le risque de s'y égarer ? C'est que la tombe en question renferme les effets personnels du mort, indispensables à sa transmigration vers une hypothétique renaissance. On est toujours tenté de la piller (cette tombe), de se glisser dans le costume de quelque prédécesseur, non seulement de revêtir ses parures, mais aussi la somme de ses expériences, le poids de sa mémoire.
On s'engage donc dans le labyrinthe, mais il n'y a plus ni temps ni lieux. Nous ne sommes nulle part. Ce n'est plus le tombeau d'un autre qui se trouve en son centre. Et on risque fort d'y rencontrer un géant à la tête cornue (plus communément nommé Minotaure). On peut toujours essayer de fuir, certes, mais le combat n'en sera que retardé...
Voilà, à défaut d'un fil d'Ariane, quelques indications de plus...

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Par elisabeth
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Dimanche 10 février 2008
Certaines personnes se sont demandées à quoi servait ce site. En d'autres termes, à quoi bon cette suite d'articles sans lien et ce flot d'images illicites ???
Hé bien, c'est un labyrinthe. Un univers mental, dirais-je. Et peut être même schizophrénique... Alors bien sûr, on ne perçoit pas forcément le caractère pragmatique de la démarche.
Dans un premier temps, il convient d'établir une banque de données. C'est à dire ouvrir des espaces où viennent s'inscrire diverses imageries, narrations, idées... Ensuite seulement, il sera temps de dérouler un fil d'Ariane pour peu qu'on se sente un peu perdu.
Par elisabeth
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