Je ne parle que par images... Il faut chercher le fil d'Ariane. Humm oui, le retrouver, ce n'est pas gagné. Mais enfin, bonne route ! S'il en est
...
AVERTISSEMENT
Les règles de ce jeu ne sont jamais déterminées... Mais le labyrinthe n'est intéressant que dans la mesure où il a une issue.
En fait, je ne connais rien de pire, ni rien de plus atroce qu'un labyrinthe, surtout lorsqu'on s'est arrêté devant un mur et qu'on décide de s'installer bien confortablement dans cette charmante
prison.
Je connais des gens qui la décorent, qui y diffusent de la musique et qui invitent leurs amis à visiter tous les recoins de leur mignonne impasse.
Ne nous y trompons pas, car le but du labyrinthe est avant tout d'en sortir ...
IMAGES ALEATOIRES. LES THEMATIQUES DU LABYRINTHE...

Visages mythiques et têtes de morts... Passage initiatique... Femmes fatales et vilains messieurs... Textes sacrés et chants profanes...

Lègendes vivantes et moribondes... Icones passées, présentes, à venir... Mirages... Eden céleste et stars terrestres... Mythes et codes...

Cycles de vie et de mort... Schizophrènes et déesses reptiliennes... Soleils noirs... Envers des décors... Déluges... Irruptions... Feux, fièvres et sang... Jardins de Chine... Faunes humaines...
Mondes engloutis... Energies fossiles et âmes fossilisées... Oeuvres divines et mortelles...

Etre ou ne pas être, questionne Hamlet... Y a t'il plus de noblesse à se laisser porter par le flot aveugle,
ou à lutter contre le courant et y inscrire sa volonté propre ? Telle est en gros la question... Question qui revient à celle de la dualité consciente face à la mort. Vieille question,
oui...
En général, cette question est posée par la Femme à la fois porteuse de connaissance et de calamités, de dons et de fléaux : la ronde des Eve et des Pandore... Puisque c'est par elle que l'on
vient au monde, et que c'est à travers elle que se vit la première distanciation. Dans cette optique, être = connaître. Et la connaissance ne va pas sans embuches.
Celui qui est, sait. Celui qui s'ignore, existe dans un ensemble comme la partie d'un tout sans avoir à se soucier de lui-même... L'individu souffre de son inutile liberté et de
son inutile savoir, et cherche à se rendormir dans l'harmonieuse immensité... C'est pourquoi la philosophie est souvent l'art d'un renoncement à soi, tout comme la politique, la religion ou la
management qui tendent à nous faire déléguer notre "autonomie" à un système collectif.
Or, comme toujours, il s'agit là d'un faux problème; et la question est mal posée. Car il n'y a pas de frontière lisse et nette entre être et non-être, savoir et ignorance... C'est
notre petite cervelle qui par commodité, agence, classifie, segmente et différencie les phases d'un même processus qui (s'il se dévoilait d'un coup et entièrement) annulerait tous nos paramètres
d'espace-temps. Comment dire ? C'est comme si un savant examinait un plat de pâtes bolognaises et cherchait à en extraire l'essence en analysant les ingrédients. Voyons : l'essence est-elle dans
la viande ? la sauce ? le fromage ? Lequel de ces éléments constitue l'ultime vérité ? hum hmm hmm... Cela dit, ce n'est jamais l'ultime vérité qu'on cherche. Ce serait plutôt à identifier la
cause d'une nausée subite. N'y aurait il pas du poison dans ce plat ? Une vilaine petite semence pathogène ? Mais là aussi, c'est un faux problème, car le même élément ne produit pas les mêmes
effets, et qu'il s'agit toujours d'un ensemble d'intéractions. Une fois qu'on connait tous les ingrédients, encore faut-il connaître le métabolisme de celui qui est censé les digérer... Mais
comme on ne peut jamais être tout et partout, on ne peut pas non plus tout savoir, à moins de recourir à l'imagination. Alors oui, dans ce cas, la vie est bien un théâtre dans un théâtre; les
maux sont sortis d'une jarre, et le vice d'une pomme. Aussi, les gens rusés ne cherchent-t'ils pas à savoir ce que les autres savent, ni ce qu'il sont, mais seulement ce qu'ils croient.. A celui
qui veut malgré tout savoir ce qui est (malgré tout le superflu ce cette question), il apprendra qu'il s'agit précisement de ce petit point d'union entre deux limites qui se
croyaient antinomiques. Trouver ce point, telle est la question.
En attendant, le syndrôme d'Eva primera Pandora a encore de beaux jours devant lui. C'est à dire: le syndrome du bouc émissaire... Puisque la question n'est pas de savoir pourquoi survient la
scission (soit le vice ou la faute), mais où se cache le point de contact.
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