Bienvenue ici même

Je ne parle que par images... Il faut chercher le fil d'Ariane. Humm oui, le retrouver, ce n'est pas gagné. Mais enfin, bonne route ! S'il en est ...

Recherche par mot clef

Codes et Décodages

     
               AVERTISSEMENT

Les règles de ce jeu ne sont jamais déterminées... Mais le labyrinthe n'est intéressant que dans la mesure où il a une issue.
En fait, je ne connais rien de pire, ni rien de plus atroce qu'un labyrinthe, surtout lorsqu'on s'est arrêté devant un mur et qu'on décide de s'installer bien confortablement dans cette charmante prison.
Je connais des gens qui la décorent, qui y diffusent de la musique et qui invitent leurs amis à visiter tous les recoins de leur mignonne impasse.
Ne nous y trompons pas, car le but du labyrinthe est avant tout d'en sortir ...

Vidéo LABYRINTHES

Appel aux égarés

Autres pistes

IMAGES ALEATOIRES. LES THEMATIQUES DU LABYRINTHE...

Visages mythiques et têtes de morts... Passage initiatique... Femmes fatales et vilains messieurs... Textes sacrés et chants profanes...

Lègendes vivantes et moribondes... Icones passées, présentes, à venir... Mirages... Eden céleste et stars terrestres... Mythes et codes...

Cycles de vie et de mort... Schizophrènes et déesses reptiliennes... Soleils noirs... Envers des décors... Déluges... Irruptions... Feux, fièvres et sang... Jardins de Chine... Faunes humaines... Mondes engloutis... Energies fossiles et âmes fossilisées... Oeuvres divines et mortelles...




Mercredi 14 juin 2006 3 14 /06 /2006 22:27

Il était une fois un jardin nommé Eden... Qui ignore cette histoire ?

Partout, à chaque époque, chacun de nous peut observer ce jardin des délices, souvent préfabriqué, parfois reconstitué, naturellement artificiel... C'est un lieu bien délimité où le mot d'ordre consiste à être heureux, innocent, satisfait (repu comme une bête, dirais-je)...


Ce jardin des délices finit toujours par virer au jardin des supplices, mais en attendant l'heure fatidique où se déchire le voile, il convient de fermer les yeux et de ruminer.

Il y a des gens qui pensent que le fruit défendu fait allusion au sexe. Mais non, pas du tout ! Rappelons qu'il s'agit de l'arbre de la connaissance (certes, le mot "connaître" au sens biblique prête à confusion... C'est à dessein, d'ailleurs,  mais revenons à notre arbre). Voilà donc le premier fruit transgressif. Ce fruit s'accorde de concert avec celui du jugement et de la conscience de soi, sans masque ni fard, dans notre entière nudité (quelle horreur !)... C'est une manière bien habile d'asservir les esprits que de brandir l'épouvantail de la culpabilité, de sorte qu'il est difficile de savoir si la trangression est une réaction saine ou perverse... Cela dépend de l'Eden en question. Certes, après avoir croqué le fruit, avide de mille et un savoirs neufs, on se trouve bien attrapé quand on apprend qu'on est tout nu, et qu'il n'y a rien d'autre à connaître (si ce n'est la maladie, la vieillesse et la mort). Ou alors, c'est précisément CELA qu'il faut connaître...


A quoi bon revenir sur cette vieille histoire ? me dira t'on. Mais l'histoire est toute jeune et n'en finit pas de passer.

Aujourd 'hui, bien sûr, le jardin a changé de nom. On s'y balade en costume et lunettes noires. Il convient d'y rêver et d'y gesticuler sur des airs de musique savamment composée. Le rêve aussi est composé sur certains petits airs. Mais le tour de force des "maîtres des lieux", c'est qu'on a même le droit de gratter le vernis de ce beau décorum, d'en critiquer l'ambiance, d'y blasphémer et de s'y battre. Délices ou sévices : c'est au choix, pourvu qu'on reste dans le cadre, et qu'on s'y sente bien enveloppé, vêtu, paré, masqué...

 Mais il demeure une limite à ne pas transgresser (sous peine d'être banni). Cette limite, c'est toujours la même : ô fruit de la connaissance !



Après avoir dit ça, il reste à définir ce qu'est cette connaissance, exactement. Non pas un amoncellement de savoirs érudits. Non pas un art dialecticien. Non pas une longue introspection de type psychanalytique... Alors quoi ? Je l'avais pourtant presque dite... Elle m'est restée sur le bout de la langue. Dommage. 

Par elisabeth - Publié dans : Dédales philosophiques
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Retour à l'accueil
 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés