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Je ne parle que par images... Il faut chercher le fil d'Ariane. Humm oui, le retrouver, ce n'est pas gagné. Mais enfin, bonne route ! S'il en est ...

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Codes et Décodages

     
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Les règles de ce jeu ne sont jamais déterminées... Mais le labyrinthe n'est intéressant que dans la mesure où il a une issue.
En fait, je ne connais rien de pire, ni rien de plus atroce qu'un labyrinthe, surtout lorsqu'on s'est arrêté devant un mur et qu'on décide de s'installer bien confortablement dans cette charmante prison.
Je connais des gens qui la décorent, qui y diffusent de la musique et qui invitent leurs amis à visiter tous les recoins de leur mignonne impasse.
Ne nous y trompons pas, car le but du labyrinthe est avant tout d'en sortir ...

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IMAGES ALEATOIRES. LES THEMATIQUES DU LABYRINTHE...

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Lègendes vivantes et moribondes... Icones passées, présentes, à venir... Mirages... Eden céleste et stars terrestres... Mythes et codes...

Cycles de vie et de mort... Schizophrènes et déesses reptiliennes... Soleils noirs... Envers des décors... Déluges... Irruptions... Feux, fièvres et sang... Jardins de Chine... Faunes humaines... Mondes engloutis... Energies fossiles et âmes fossilisées... Oeuvres divines et mortelles...




Lundi 9 mars 2009 1 09 03 2009 20:27

Comment se procurer rapidement une grosse somme d'argent, ou acquérir des objets hors d'atteinte qui nous sont néanmoins absolument essentiels ?
Humm... Avant de répondre à cette question, il faut que je prévienne tous ceux qui auraient atterri ici par mégarde (en tapant des mots clef dont je ne veux rien savoir) que ma réponse en la matière sera purement philosophique.
Hé oui, nous sommes ici dans un labyrinthe, et lorsque je parle de fausse monnaie, je n'ai pas l'intention de sortir ma planche à billets (et puis, dans le texte qui va suivre, laquelle est vraie, laquelle est fausse ?) Bref, poursuivons...
A la source première, avant même que la monnaie ne soit inventée, il y avait seulement des êtres et leurs productions respectives -- productions qui faisaient l'objet d'échanges entre les partis, selon les besoins du moment. Puis on adopta de préférence un élément qui servirait de "mesure". A une époque, ce fut le sel. Bientôt ce fut tel ou tel métal. Encore aujourd'hui, c'est l'or qui demeure la valeur refuge...
 Mais à quel moment, la monnaie se distingua t'elle totalement de son objet, jusqu'à n'être plus qu'une opération de l'esprit, une pure puissance, un processus neutre, un flux virtuel et sans ancrage ? Je ne saurais dire... Toujours est il que cette puissance, tout en n'ayant pas d'existence propre, est devenue indispensable à la moindre action sur terre.
Je veux toutefois attirer l'attention du public (au fait, ai-je un public ?) sur certains personnages qui vont et viennent partout, sont reçus, nourris, vétus,  parés, sans dépenser le moindre centime, et cela parce que : ils sont eux mêmes devenus leur propre monnaie d'échange. Jetons sur eux un oeil attentif.
 Bien sûr, la chose n'est pas nouvelle... Qu'on se figure Picasso (enfin, c'est la légende) entrant dans un restaurant, griffonnant sur la nappe, et partant sans payer au prétexte que son gribouillage achète tout l'établissement à lui seul. La chose est caricaturale, mais l'idée est là. Je veux parler de tous ces gens dont la présence équivaut à une lettre de crédit : icones ambulantes que chacun regarde et imite, et dont l'attraction se mesure en produits dérivés. Ainsi, tout ce qui canalise le désir de l'homme est une monnaie potentielle (oeuvres d'art, drogues, organes, évènements, symboles, pantins charismatiques, matière permière, etc)...  Tout et n'importe quoi, oui. Mais qui a jamais essayé de canaliser la puissance de son désir vers lui même ? Je veux dire : en terme d'accomplissement de soi. Il suffit de regarder aux alentours pour constater que la chose est rare. Et puis, nous sommes tous convaincus que ça coute cher (de s'accomplir). Nous devons payer le prix pour chaque journée d'étude, de travail, de vie élémentaire, et d'ailleurs nous sommes si occupés avec les choses basiques qu'il ne nous viendrait pas à l'idée de produire notre propre monnaie. Et pourtant, quelle autre que la sienne ? C'est la seule, l'unique ! Au lieu de cela, nous cherchons à nous attacher à une valeur sûre (comme s'il y avait une valeur plus sûre que celle qu'on porte en soi. Mais bon, je me tais -- on va encore me taxer d'idéalisme). On préfère donc s'attacher à une forme reconnue. Cela consiste dans la sublimation de cette forme.  Une cristallisation et une pétrification. Voilà donc du solide, mais pour cela, il faut accepter de regarder la gorgone dans les yeux... Action séduisante en substance, mais essentiellement suicidaire... Quel rapport entre la monnaie et les trois gorgones du mythe ?
 Il y en a peut être aussi qui ne savent pas ce que c'est, une gorgone, bien qu'ils se soient déjà changés en pierre... Je répondrai plus tard à ces questions. Ailleurs, autrement...


Par Elisabeth - Publié dans : Dédales philosophiques
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