Je ne parle que par images... Il faut chercher le fil d'Ariane. Humm oui, le retrouver, ce n'est pas gagné. Mais enfin, bonne route ! S'il en est
...
AVERTISSEMENT
Les règles de ce jeu ne sont jamais déterminées... Mais le labyrinthe n'est intéressant que dans la
mesure où il a une issue.
En fait, je ne connais rien de pire, ni rien de plus atroce qu'un labyrinthe, surtout lorsqu'on s'est arrêté devant un mur et qu'on décide de s'installer bien confortablement dans cette charmante
prison.
Je connais des gens qui la décorent, qui y diffusent de la musique et qui invitent leurs amis à visiter tous les recoins de leur mignonne impasse.
Ne nous y trompons pas, car le but du labyrinthe est avant tout d'en sortir ...
IMAGES ALEATOIRES. LES THEMATIQUES DU LABYRINTHE...

Visages mythiques et têtes de morts... Passage initiatique... Femmes fatales et vilains messieurs... Textes sacrés et chants profanes...

Lègendes vivantes et moribondes... Icones passées, présentes, à venir... Mirages... Eden céleste et stars terrestres... Mythes et codes...

Cycles de vie et de mort... Schizophrènes et déesses reptiliennes... Soleils noirs... Envers des décors... Déluges... Irruptions... Feux, fièvres et sang... Jardins de Chine... Faunes humaines...
Mondes engloutis... Energies fossiles et âmes fossilisées... Oeuvres divines et mortelles...

La reine des neiges et la vierge des glaciers... Voilà deux titres de contes d'Andersen.
Ces contes peuvent faire penser à la sorcière blanche de Narnia. Mais lorsqu'on va un peu plus loin, ce n'est pas dans l'univers féérique des contes qu'on arrive, non pas au coeur des
petites histoires d'enfants, mais au coeur de l' Histoire avec un grand H. Celle des bouleversements politiques et de la longue mutation des cultures humaines... Or la mémoire
collective emprunte mille et un chemins, et ce n'est pas toujours par celui qu'on croit qu'elle s'enracine le plus profondément dans les âmes (à défaut d'âmes, au fond des crânes)...
On sait déjà que Barbe bleue est l'émanation d'Henri VIII, monarque qui accumula six épouses dont certaines furent décapitées à la hache sur ses ordres (lorsqu'elles ne
mourraient pas en couches ou bien lorsqu'il ne put obtenir l'annulation du mariage). Sa manie du divorce occasionna la création de l'église Anglicane (laquelle ne reconnaît que son roi pour
chef, et échappe ainsi au contrôle de la papauté).
Dracula fut quant à lui inspiré par un roi de Moldavie (il me semble) qui faisait empaler ses ennemis et qui, suivant l'ancienne coutume, buvait leur sang. La chose n'a rien d'étonnant. On
retrouve de telles pratiques chez les Celtes, quoiqu'ils n'aient laissé aucune trace écrite de leur système de croyance...
L'Angleterre possède aussi sa reine vierge (laquelle se proclama exclusivement mariée à son peuple par la grâce de Dieu), chef et défenseur de l'église protestante
: Elizabeth I dont la prospérité reposait entre autres sur les violences de la piraterie. Dans la France mérovingienne, deux reines barbares s'affrontèrent aux côtés de leurs époux
fratricides : Frédégonde née serve, et Brunéhilde -- qui mourrut écartelée entre deux chevaux lancés au galop (sur ordre de Clotaire II, fils de ladite Frédégonde).
Il y a aussi toute cette tradition des mères de rois, femmes ambitieuses et abusives, dont on retrouve l'ombre derrière les Médicis. Ou encore, l'ancienne prêtresse Olympias, mère
d'Alexandre... Evidemment, j'en passe bien d'autres sous silence, avant de revenir tout doucement à mon premier sujet : les méchantes reines des contes de fée.
Bien sûr, bien sûr ! il faut faire attention à la caricature.
Mais sait-on vraiment ce qu'il y a derrière les pommes empoisonnées ? les coeurs de biches dégustées au repas ? les sept couronnes d'or subtilisées par le petit poucet, et les
sept petites filles décapitées dans la nuit par l'ogre -- leur propre père ???
J'ai mes raisons pour prendre au sérieux le moindre conte de
fée...
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