Je ne parle que par images... Il faut chercher le fil d'Ariane. Humm oui, le retrouver, ce n'est pas gagné. Mais enfin, bonne route ! S'il en est
...
AVERTISSEMENT
Les règles de ce jeu ne sont jamais déterminées... Mais le labyrinthe n'est intéressant que dans la
mesure où il a une issue.
En fait, je ne connais rien de pire, ni rien de plus atroce qu'un labyrinthe, surtout lorsqu'on s'est arrêté devant un mur et qu'on décide de s'installer bien confortablement dans cette charmante
prison.
Je connais des gens qui la décorent, qui y diffusent de la musique et qui invitent leurs amis à visiter tous les recoins de leur mignonne impasse.
Ne nous y trompons pas, car le but du labyrinthe est avant tout d'en sortir ...
IMAGES ALEATOIRES. LES THEMATIQUES DU LABYRINTHE...

Visages mythiques et têtes de morts... Passage initiatique... Femmes fatales et vilains messieurs... Textes sacrés et chants profanes...

Lègendes vivantes et moribondes... Icones passées, présentes, à venir... Mirages... Eden céleste et stars terrestres... Mythes et codes...

Cycles de vie et de mort... Schizophrènes et déesses reptiliennes... Soleils noirs... Envers des décors... Déluges... Irruptions... Feux, fièvres et sang... Jardins de Chine... Faunes humaines...
Mondes engloutis... Energies fossiles et âmes fossilisées... Oeuvres divines et mortelles...

L'homo sapiens est celui qui pense... Mais à quoi donc au juste ? Avec l'apparition de la pensée survient aussi l'énigme. Car bien trop souvent, la pensée est un poids, et l'on se demande
pourquoi ne pas suivre simplement son instinct, comme la bête... La signification se pose ainsi à côté de l'absurdité.
La pensée est liée à la mémoire et au sens de la mesure. Une mémoire qui embrasse d'autres temps et d'autres espaces que ceux de l'instant immédiat. Et pourtant, bien des "homo sapiens" finissent
par préférer l'instant éphémère plutôt que le déploiement de la mémoire à travers le temps. Hé oui, parce que c'est trop dur ! Et que cherchons nous au juste ? A quoi bon ce chemin ? Bref bref
bref... Nietzsche écrivait dans Humain trop humain :
"Si d'après l'observation de Schopenhaurer, il y a de la génialité dans le fait de se souvenir d'une façon coordonnée et vivante de ce qui vous est arrivé, dans l'aspiration à la
connaissance de l'évolution historique qui fait ressortir toujours plus puissamment les temps modernes sur les temps anciens et qui pour la première fois a brisé les vieilles limites entre la
nature et l'esprit, l'homme et la bête, la morale et la physique : on pourrait reconnaitre une tendance de l'ensemble de l'humanité à la génialité. L'histoire pensée jusqu'au bout serait
conscience cosmique de soi."
On ne sait jamais jusqu'à quel point Nietzsche ironise lorsqu'il écrit, lui qui se plait à dévoiler la longue série d'erreurs dont l'Histoire est constituée, et qui de fait,
constitue nos mémoires... S'il est question d'énigme, lorsqu'on regarde l'homme pensant (ou l'homme conscient), il est aussi question de duperie. Ailleurs, dans le même ouvrage, notre petit
Nietzsche dit : "Celui qui finit par s'apercevoir combien et combien longtemps il a été dupé, embrasse par dépit la réalité même la plus laide ; en sorte que si l'on considère le monde dans
son ensemble, c'est à la réalité que sont échus au cours des siècles les meilleurs prétendants, car ce sont les meilleurs qui ont été dupés le mieux et le plus longtemps".
Que veut il dire par là ? On décèle une opposition entre conscience et réalité... Hmmm, je suppose que c'est par la pensée que l'homme se rend maître du temps et de l'espace
(du moins, en partie) et que le renoncement le conduit tout droit à la réalité telle quelle. C'est à dire, un monde subi, sur lequel on ne songe plus à agir, ou sur lequel on craint
désormais d'agir, au vu de toutes les catastrophes dont l'Histoire nous a rendus spectateurs, voire complices... Un monde que l'on craint de détruire par quelque nouvelle
idéologie... Une réalité dont on se satisfait simplement sans plus se poser de question... Et pourtant, c'est encore par la pensée que l'homme se doit de rétablir la pensée. Puisqu'il nous
arrive de perdre ce sens. C'est de son absence (ou de ses déviations) que proviennent bien des maux, mais certes pas de la pensée elle même.
Allons allons, Homo sapiens ! réflechis-y un peu... Et éteins la télé.
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