Mardi 1 juillet 2008
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19:21
Une légende relate l'existence d'une citée merveilleuse, un peu dans le genre de l'Atlantide, qui aurait elle aussi sombré dans les flots lors d'un énième
déluge, et sur les vestiges de laquelle le peuple inca aurait bâti sa culture... En vérité, il n'existe pas de traces de cette cité, excepté un temple retrouvé sous la surface du lac Titicaca. Un
temple solaire, je suppose. Il faut pouvoir imaginer le feu jaillaissant des eaux, car la mythologie inca représente ainsi la naissance du dieu des dieux (le soleil) sortant tout
naturellement de ce lac avant de créer le reste de l'univers.
Le mythe des mondes engloutis, menacés d'engloutissement, ou subitement exhumés de leurs ténèbres, est un grand classique. Il ne s'agit même pas vraiment de "mythes" au sens où on l'entend, mais de
choses quotidiennes... Il y a des cités englouties ou brisées par les eaux, par la boue, le magma, le vent, etc... dont on retrouve après coup les vestiges. Les petites maisons de
bois américaines sont fréquemment emportées par le vent, après quoi les survivants reconstruisent gentiment leur demeure, toujours en bois. Là où les tornades sont les plus fréquentes, c'est
dans le centre de l'Amérique du Nord, à l'est des Rocheuses. On les retrouve sur les états situés dans le "Chemin des tornades" (i.e. Oklahoma, Nebraska, Kansas et Missouri). Cela
donne envie d'imaginer un dieu aérien, probablement celui du tonnerre, vénéré parmi les indiens qui connaissaient bien leur terre... Toutefois, les indiens d'Amérique ne sont pas les
seuls à avoir vénéré ledit Tonnerre qu'on retrouve également en occident sous les traits de Zeus... Mais je m'éloigne de la question.
Revenons à l'engloutissement. Peut-on être englouti dans la vie de tous les jours ? Et est-il vrai qu'un astre macrocosmique puisse en faire l'expérience ? Je crois que oui. C'est très
naturel, pour les hommes comme pour les astres, au physique comme au psychique.
En naissant, tout d'abord : nous passons de la douce poche d'eau tiède où nous barbottions, à l'air abrupt et froid du monde terrestre. C'est pourquoi nous hurlons en venant au monde, je suppose...
Et puis, les chocs de ce type se répètent et n'en finissent pas, tout au long de notre vie jusqu'à la mort. Des formes d'engloutissement de plus en plus subtiles...
Quant au soleil, lui-même, ça dépend de sa taille. Lorsque la masse d'une étoile est importante et qu'elle arrive en fin de vie, l'étoile manifeste une force ultime pour dégager sa
matière hors d'elle, et explose. Ceci est la plus belle mort que puisse rêver une étoile. Mais parfois, elle ne parvient pas à faire cet ultime effort, et c'est alors qu'elle se replie sur elle
même. Dans le langage astrophysicien, cela se nomme : effondrement du champ gravitationnel. En clair, ça signifie que sa masse s'effondre de façon à ce que même
la lumière soit entrainée vers le bas, créant ainsi un trou noir. Plus aucun rayonnement ne s'échappe de cette étoile morte, laquelle se condense en un point infime d'une lourdeur
telle que tout autre astre passant à proximité, risque de basculer dans ce champ de gravité et de s'y engloutir. En langage médical, cela pourrait être une dépression
fulgurante... Cependant, certains scientifiques ont découvert un rayonnement spectral, composé de particules singulières, allant plus vite que la lumière, et parvenant à s'échapper du trou
noir. On peut donc espérer que ces particules échappées réduisent progressivement la matière de l'effondrement jusqu'à l'irruption de la lumière et qu' après plusieurs millions
de milliards de millénaires de retard, l'explosion libératrice se fasse malgré tout. Mieux vaut tard que jamais.
Pour ce qui concerne notre système solaire, cela n'arrivera pas. En effet, notre soleil est trop petit pour exploser ou pour s'effondrer sur lui même. Il va donc se dilater, devenir une géante
rouge, puis se refroidir lentement, jusqu'à devenir une naine blanche... Une petite mort, à petit feu, donc. Mais nous ne serons plus là pour le voir (brûlés par les émanations de la géante
rouge).
Bref, les éléments dont nous sommes constitués nous parlent à tous les niveaux de la nature et du cosmos. Et il n'est pas si rare de croiser un soleil englouti dans l'immensité de
l'univers...
Par Elisabeth
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Publié dans : Labyrinthe cérébral
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