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Je ne parle que par images... Il faut chercher le fil d'Ariane. Humm oui, le retrouver, ce n'est pas gagné. Mais enfin, bonne route ! S'il en est ...

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            AVERTISSEMENT

Les règles de ce jeu ne sont jamais déterminées... Mais le labyrinthe n'est intéressant que dans la mesure où il a une issue.

En fait, je ne connais rien de pire, ni rien de plus atroce qu'un labyrinthe, surtout lorsqu'on s'est arrêté devant un mur et qu'on décide de s'installer bien confortablement dans cette charmante prison.

Je connais des gens qui la décorent, qui y diffusent de la musique et qui invitent leurs amis à visiter tous les recoins de leur mignonne impasse.

Ne nous y trompons pas, car le but du labyrinthe est avant tout d'en sortir ...

Qui suis-je ?

  • : Elisabeth
  • labyrinthe
  • : Femme
  • : Paris
  • : 24/07/1978
  • : Une mémoire collective. Des choses vagues et mouvantes, puis subitement précises. Je ne suis que celle qui est... ( ho... qui... quoi? ) la maîtresse du labyrinthe.

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IMAGES ALEATOIRES. LES THEMATIQUES DU LABYRINTHE.
Visages mythiques et têtes de morts... Mythologies... Femmes fatales et vilains messieurs... Textes sacrés et chants profanes...Lègendes vivantes et moribondes... Icones passées, présentes, à venir...
Mirages... Envers des décors... Eden celeste et Stars terrestres... Schizophrènes et déesses reptiliennes... Energies fossiles et âmes fossilisées...
Oeuvres divines et mortelles...
Passage initiatique... De voie en voie, de phase en phase, de sphères en sphères, de mondes en mondes... Mais encore, mais quoi d'autre...

Vidéo LABYRINTHES

Lundi 9 novembre 2009 1 09 /11 /2009 14:30
Aujourd'hui, en cet anniversaire de la chute du mur berlinois : un petit retour sur ce parfait symbole des "murailles idéologiques"... Et pour illustrer ce symbole par un autre symbole (oui oui, c'est ma spécialité), j'ai choisi une petite chanson de Marlène Dietrich. En voici les paroles, restituées en bon allemand :

JOHNNY


Johnny, Wenn Du Geburtstag Hast,
bin ich bei dir zu Gast die ganze Nacht.

Johnny, ich träume soviel von dir,
ach, komm doch mal zu mir
nachmittags um halb vier.

Johnny, Wenn Du Geburtstag Hast
und mich dein Arm umfaßt die ganze Nacht,

Johnny, dann denke ich noch zuletzt,
wenn du doch jeden Tag Geburtstag hätt'st.
(bis)

Marlène Dietrich naquit à Berlin en l'an 1901, et ne fut pas simplement la spectatrice des turbulences idéologiques qui agitèrent ce siècle... Sa naturalisation américaine et sa prise de position anti-nazi lui valurent quelques crachats lorsqu'elle tenta un retour au pays. Star hollywoodienne par excellence, elle ne fut pourtant pas épargnée par le maccarthisme, et figura sur la liste noire du cinéma dans les années 50, au plus fort de la guerre froide...
Quant à cette charmante petite muraille, érigée dans la nuit du 12 août 1961, qui tomba le 9 Novembre 1989, et qui séparait auparavant la RDA de la RFA,  elle fut le dernier "emblème" de ladite guerre froide. Ici : les rigueurs du système communiste, et là : les séductions du monde libre, sur fond de libéralisme marchand... Entre les deux : 302 miradors, des chiens d'attaques, des gardes soviétiques armés, du béton et des barbelés... Depuis la chute de ce rideau de fer, le paradis tarde pourtant à s'instaurer sur le globe. Comment donc est-ce possible ? Les choses ne seraient-elles pas aussi manichéennes ? Hohohooo...

 

Par Elisabeth - Publié dans : Labyrinthes culturels
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Mardi 27 octobre 2009 2 27 /10 /2009 16:03

Tout comme le labyrinthe ou la pyramide, il s'avère que les pierres levées du mégalithique sont des sépultures... Il est vrai que leur orientation et leur agencement ne sont pas anodins. Les mégalithes de Stonehenge révèlent un rapport à l'astronomie, tandis que les mégalithes anthropomorphes de l'île de pâques combinent à la fois un culte et une science solaires, tout en gardant un aspect "sépulcral". Ainsi, des cadavres continuèrent à être enterrés au pied des statues bien après que leur culte eût cessé... Si le mystère demeure ou que l'on doute encore de l'usage de ces monuments, c'est qu'on n'y retrouve pas forcément les ossements attendus. Alors que serait une tombe sans mort ? Et peut-on encore lui donner le nom de tombeau ?

Pour répondre à cette question, il faut chercher la réponse dans l'homme qui érige ces pierres, et sonder l'esprit qui habite cet homme... Il n'est pas impossible d'en retrouver la trace, car cette humanité là ne se cantonne ni à un espace ni à un temps déterminé, et que l'on observe de pareils monuments dans toutes les régions du monde et à toutes les époques, quelles qu'en soient les variantes. Il s'en érige encore...
L'homme du mégalithique ne voit pas la tombe comme un lieu de repos éternel, mais comme une voie de passage. Ici la tombe joue le rôle du temple ou du sanctuaire. Elle habrite un rite sacré. Le cadavre déposé en ces pierres va suivre un processus qui s'achèvera par l'épreuve du feu. Au bout d'un certain nombre d'années (sept ans dit-on), les ossements sont rejetés péle et mèle, voire entièrement détruits. Il ne reste que l'âme du mort, délivrée, attendant de reprendre corps à travers une femme. L'esprit sort de la mort par la tombe et revient à la vie par la chair. Certaines femmes se rendaient même tout exprès auprès des pierres pour animer leur enfant à venir d'un esprit de leur lignée (ou pas). L'homme du mégalithique ne croit pas en un "autre monde". Les pierres ne sont pas une porte sur l'au-delà, mais sur ici même. Cela dit, il n'était pas aisé de revenir d'outre tombe, et ce cheminement dans les ténèbres ne trouvait pas automatiquement d'issue dans une vie nouvelle. La femme, apparemment, n'avait pas droit à ce traitement, étant elle-même matière et réceptacle, reflet du sanctuaire et finalité. Elle n'avait rien à découvrir par là, puisqu'elle devait être découverte. Plus tard, certains résidus de cette croyance mal comprise aboutirent à l'idée d'une femme sans âme...
Mais les rituels diffèrent les uns des autres, et certaines pierres monumentales sont parfois érigées du vivant de l'homme (précisément quand l'homme parvient au statut d'homme)... alors mes affirmations ne pourront pas toujours se vérifier sur le terrain. On  a déjà fort écrit sur le sujet, bien des choses contradictoires, et il est vrai que je n'y étais pas.

C'est une chose que je me suis souvent dite, car je n'ai pas à y être...

Par Elisabeth - Publié dans : Labyrinthes culturels
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Samedi 3 octobre 2009 6 03 /10 /2009 13:16
Continuons notre petite promenade sur les voies du labyrinthe... Au cas où les visiteurs qui s'égarent par ici ne l'auraient pas encore remarqué, il s'agit d'un monde à équidistance de la mort et de l'enfance. J'ai eu l'occasion d'y repenser ces jours ci, à travers certains films passés ou à venir, dans lesquels on retrouve toujours ce thème lancinant.
Du labyrinthe musical de Jim Henson jusqu'au labyrinthe de Pan en passant par l'immersion dans les univers si singuliers de Tim Burton, on retrouve toujours cette petite voix douce-amère qui conte la fin de quelque chose... Au printemps prochain, c'est une "Alice au pays des merveilles" revisitée qui devrait sortir sur les écrans. En attendant, j'endosse moi-même le rôle de petite poupée perdue dans un monde inconnu : "I am a little little doll in a magical country..."


Oui, ce sont les premières paroles d'une chansonnette composée et interprétée par moi. Que du travail artisanal ! Et pourquoi l'ai-je titrée vox spiritus plutôt que doll song's par exemple ? Hé bien, parce que le résultat est un peu spectral, avec quelques souffles et quelques grincements. Du coup, l'écho de ma voix semble venir d'outre tombe, mais bon c'est un genre qui se défend. Je mettrai peut-être en ligne l'intégralité des paroles (anglaises -- ce qui, j'espère, n'a pas généré trop de faux sens. Mais puisque c'est le délire d'une poupée somnambule, on s'en fiche). Bonne promenade.





 I am a little little doll in a magical country. Fantaisies are natural in my thinkings. I see a little little crow placed facing my window,when it's late, when I'm alone with my memories. Don't be afraid by my delirum. Don't be afraid, I'm dreaming. Fantaisies are perpetual in my universe. Don't touch me, you might break my display. Don't touch me, I'm flying. Nobody knwos the right game in the real sphere. BUILD A KINGDOM ! BREAK A MIRAGE ! WHY AM I SO CONFUSED ?
WAIT FOR THE TRUTH, FOR A NEW DAY REAL RIGHT AND BEAUTIFUL !
I hear a little little voice crying inside my cranium, when my life becomes distress, falling in dust. I see a little little gohst moving tonight in darkness. Nobody feels that but me, in my loneliness. Don't be afraid by my delirium. Don't be afraid I'm dreaming...
Bis (refrain).
Par Elisabeth - Publié dans : Labyrinthe cérébral
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Jeudi 24 septembre 2009 4 24 /09 /2009 16:18
Aujourd'hui, un petit détour ou un petit retour sur le fond du labyrinthe...
En somme, quelques nouvelles clés pour circuler dans ces dédales.

Il n'y a jamais qu'un seul labyrinthe. L'enchevètrement et la multiplicité lui sont propres. Qu'il s'agisse de la structure de nos pensées, des mécanismes relationnels, des rouages sociétaux ou du tissus organique de la Nature elle-même, tout est labyrinthe. Qu'on le veuille ou non, on en possède souvent toute une collection... Il ne faut pas confondre (parait-il) un labyrinthe avec un dédale : l'un ayant son unité en lui-même et l'autre produisant une multitude de nouveaux systèmes selon un schéma non linéaire...  Il suffit ici de conjuguer labyrinthe au pluriel et de les imbriquer les uns dans les autres pour effacer cette distinction. Je ne crois pas à l'unicité du labyrinthe... Cela reviendrait à croire à un code unique pour dialoguer, sans prendre en compte les perpétuelles interprétations qui en résultent et qui s'y substituent...
Mais lorsqu'on parvient à comprendre la mécanique du moindre de ces systèmes, il n'est pas impossible de transposer cette heureuse trouvaille à une infinité de machineries qui semblaient hors d'atteinte. C'est pourquoi, il est essentiel de trouver notre labyrinthe, celui qui nous est le plus familier, non pas pour s'y enfermer, mais pour le parcourir jusqu'à l'issue ultime, en passant par ses plus petits recoins, sans rien omettre. C'est alors que du même coup, bien d'autres choses se délient... C'est du moins le postulat que j'ai posé en attendant de sortir d'ici.

Par Elisabeth - Publié dans : Du fond du labyrinthe
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Dimanche 20 septembre 2009 7 20 /09 /2009 14:50

Quelques échantillons des SENTENCES DE LILITH (thématique récurrente de ce labyrinthe)... Une bande dessinée qui oscille entre la satire et la comptine acidulée...

Du mythe au concept

 Le personnage des sentences de Lilith s’apparente délibérément au mythe de la Lilith initiale, quoique de façon indirecte et légère.

 Correspondant dans la genèse à la première création de la femme, Lilith est une figure antérieure à Eve, conçue en même temps qu’Adam, et qui aurait refusé de se soumettre à lui avant d’être reléguée au niveau des esprits obscurs… Sa présence est inexistante dans le nouveau testament. Les deux créations successivement relatées dans la genèse sont à l’origine de son mythe. Elle s’apparente en outre à des divinités féminines plus anciennes, multiformes, liées à la nature et la fécondité, dont le culte fut supplanté par l’avènement du dieu unique.

 Longtemps associée aux puissances démoniaques, la Lilith est une figure contradictoire, tantôt identifiée aux forces naturelles, tantôt aux excès d’une société factice, elle se trouve peu à peu réhabilitée dans son unité à l’instar de la nature elle-même. Avec la reconnaissance des rythmes et des processus de régulation inhérent à la matière, elle met fin à la longue dualité corps/esprit.

C’est dans cette atmosphère de métamorphoses et de déclin des représentations qu’évolue notre personnage. La fillette qui incarne Lilith vit dans un milieu favorisé mais artificiel à ses yeux. Elle parle d’une façon critique et sentencieuse pour son âge, aime à tourner les choses en dérision ou à mettre en lumière ce que les autres occultent. Oscillant entre la satire et la comptine acidulée, les sentences de Lilith sont un clin d’œil à toute une mémoire collective dont les formes s’altèrent et se renouvèlent au gré des temps.


 Quelques échantillons des SENTENCES DE LILITH...
Les personnages  

 Lilith est ici la fille de Yagan et Delphine Adjarpata. Ce nom renvoie aux origines mexicaines (entre autres) de son père, que Lilith décrit comme un homme « hybride et non identifiable ». Du reste, Yagan est le prénom d’un rebelle aborigène d’Australie dont la tête fut tranchée et longtemps exposée dans un musée britannique.

 Le père apparaît comme un homme obscur, friand des jeux d’argent, évoluant dans un système parallèle, insoumis, et qui aurait acquis son petit confort par tous les moyens possibles…

 La mère de Lilith est une poupée blonde qui aurait commencé par vivre de ses charmes avant de devenir madame Adjarpata. Totalement stéréotypée au physique et minutieusement conventionnelle au mental, elle constitue l’antithèse de son mari de par le caractère ostentatoire de son image.

 Les amis de Lilith (notamment Enzo et Maeva) manifestent de la fascination et de la crainte pour ses parents qui constituent les deux pôles de cet univers.

 Les sentences de Lilith adoptent un ton léger et ironique. Certaines thématiques peuvent y être abordées ou simplement effleurées dans le cadre d’une page humoristique. La référence au mythe n’est pas nécessaire à la lecture, mais plusieurs angles de vue peuvent s’induire au fur et à mesure que s’installent les personnages et que se brosse leur univers.




                           LES SENTENCES DE LILITH...

Par Elisabeth - Publié dans : Dossiers privés
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